__ALCATRAZ PSYCHO WARD ` OUTPATiENT__ _ _ ___

 __ALCATRAZ PSYCHO WARD ` OUTPATiENT__ _ _ ___
Nous sommes assis dans la loge minuscule que nous partageons. Seuls tous les deux. Les autres sont partis avec le Staff pour des arrangements musicaux. Elle tourne en rond depuis une dizaine de minutes, en prenant soin de m'ignorer. Nous ne nous sommes jamais vraiment aimés, ou du moins, on a jamais pu s'empêcher de se provoquer. Le défit est un jeu, une sorte de spirale, dont on sort difficilement. Pourquoi ? Je ne sais pas. 0n se ressemble tellement... Les gens la surnommait descendante de Satan. Elle en porte les couleurs. Non pas dans sa façon de s'habiller, non. Elle avance, la tête haute. Ne me regarde même pas. Elle prend place sur un divan rouge. Même couleur que ses lèvres ensanglantées, déchirées, d'y avoir trop planter ses longues canines. Ses longs cheveux noirs bouclent sauvagement sur ses fines épaules. Noirs, comme ses yeux, comme ses habits, et probablement, comme son c½ur. Ils font ressortir brutalement sont teint pâle, si pâle... Le contraste est violent. Et dieu sait que la violence, elle connaît. C'est horriblement beau la force avec laquelle elle se bat contre sa vie, contre son destin. Pour aller toujours plus loin. Pour briller chaque jour d'avantage aux yeux des autres. Ces autres qui nous ont propulsés droit dans notre rêve. Elle ferme les yeux, souffle a plusieurs reprise. Et oui ma jolie, et oui ma princesse du noir, et oui... si la pression se fait encore sentir au fond de tes entrailles, si tu ressens encore cette affreuse douleur dans la poitrine, c'est que tu es encore une bonne chanteuse. C'est que tu aimes encore tes fans plus que tout. C'est simplement parce que la musique et la scène sont ta vie, et que tu leur feras face dans quelques instants. C'est que tu voudrais être à la hauteur. C'est que tu te sens plus que toujours minuscule, sur ce divan bien trop grand, bien trop gros. C'est que face à eux, tu voudrais briller plus que jamais. Face à moi... Et comme si elle avait entendu, comme si elle avait compris, elle ouvre les yeux et les plante dans les miens. Une lueur de défit dans le regard, un petit sourire narquois sur les lèvres.

- Tu sais bien, Bill, que de toute façon on sera meilleurs que vous. Je ne comprends pas pourquoi tu me
- fixe comme çà, j'ai pas de secret, juste du talent.
- C'est bizarre, Jude, mais d'ici je sens tes mains trembler. & j'entends parfaitement ta voix trembler.
- Serais-tu réellement persuadée de ce que tu dis ?
- J'ai bien l'impression que tu y crois. Si je me fies à la tienne, de voix.


0n se sourit. Tu sais Jude, malgré nos disputes et ce putain de jeu, ce putain de défit dans tes yeux, je t'aime bien. Elle se lève et attrape un paquet de caramels mous. Et tout en sortant son portable de sa poche pioche dedans. Elle éclate de rire en lisant le message qu'elle a reçu. Elle met ses écouteurs sur ses oreilles & ferme les yeux. Sans pour autant interrompre le geste machinal de sa bouche aux caramels et inversement. Jude. Fascinante et exaspérante à la fois. Adorable mais tout à fait détestable. Lunatique au possible. Je t'aime et te hais. Douloureux miroir de mon propre caractère sur ces aspects. Incroyable battante, courageuse née. Jeune fille marginale et passionnée. Elle ouvre les yeux. Toujours cette brutalité dans ses gestes, toujours cette assurance assassine.

- Je t'ai dis que je n'avais pas de secret.

Mais pourtant, tu en as plus d'un Jude. Ce passé douloureux, la mort de tes parents, la haine que toi et Jack éprouvez envers eux. Ces allures de délinquante. Je sais bien que tu étais une fille de la rue, je sais bien. Mais à quel point ? Je baisse les yeux, Jack, son jumeau et guitariste du groupe, arrive en courant. Il saute sur elle en la faisant glisser du divan. Le paquet de caramel vole sur mes genoux. Je pioche à mon tour dedans, machinalement. Tout en les regardant. Ils rient. Rient à en pleurer. Tom et moi tout craché. Cette complicité, ce lien qu'ont les jumeaux...

- Bon je venais vous dire qu'on a enfin finit avec les instruments, alors je pense que ton groupe aussi, Bill,
- a terminé. Jude, on va s'en cramer une dehors avec les gars, tu viens ?


Il a cette froideur dans la voix, ce petit sourire narquois, et cette lumière dans les yeux... Ces même airs assurés... Ils se lèvent, et avancent, d'un même pas, d'un même rire, vers la porte. Jude se retourne, reviens, m'arrache le paquet de caramels des mains avec un grand sourire.

- Je ne fume pas, alors je vais continuer de manger. Désolée !

Elle rigole, et passe sa main dans mes cheveux, pour m'ébouriffer d'avantage, je lui sourit. Il existe de rares moments de complicité, entre deux sourires. Derrière les cris et les insultes, un peu d'affection. Je rassemble mes affaires. Et quitte tranquillement la petite loge pour rejoindre Tom, Georg et Gustav qui sont sûrement entrain de ranger leurs instruments. Il reste une heure avant l'émission télévisée qui nous confrontera... 0n sera meilleurs que vous. Le secret, c'est bien, mais le naturel vous irait mieux.


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Petite introd` que je n'aime pas particulièrement...

# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:04

Modifié le mercredi 09 avril 2008 12:17

- - - - - Into the fire . Entre amour et haine. ++++++++++++++++++++++++++++++++++++Chap.2

- - - - - Into the fire . Entre amour et haine. ++++++++++++++++++++++++++++++++++++Chap.2
Pt. de vue de Jude.

- J`te jure Jude ! Tu l'aurais vu se casser la gueule... il
- s'est assis, ou du moins a voulu s'assoir, sur le tabouret !
- & là personne a rien compris, et BAAAM. il était par terre,
- avec sa guitare en l'air ! T'sais genre pour pas la casser...
- PUTAIN THOM ! 0n aurait dû prendre une photo de lui.
- Enfait Juu, il t'avait pas dit ?


J'éclate de rire, Benjy, depuis que je les ai rejoins, ne cesse de me mimer la scène à l'aide de grands gestes. & de rires... nos deux compères n'en peuvent plus, leurs yeux pleurent et leurs joues ont légèrement rougies. Quant à moi... j'essaie de visualiser du mieux possible la scène, et j'en ai mal aux joues. Ces crises de fou rire nous font du bien à tous.

- Oh non Jude ! Tu vas pas t'y mettre quand même ?

Me fait un Jack faussement outré, je ris de plus belles. Il me serre dans ses bras, et me chuchote à l'oreille que des chutes j'en ai fais des pires. Je ramasse mon paquet de caramels et essuie les larmes que mon fou rire a fait coulé sur mes joues. Je me sens bien avec eux. Si bien... & soudain, la réalité nous rattrape, les membres du STAFF nous annoncent l'arrivée des fans dans la salle, on va devoir retourner dans cette loge minuscule et se cloîtrer dedans pendant la dernière demie-heure qu'il nous reste. Cette entrée va être bloquée. Question pratique. Alors je me rassois docilement sur le divan, et esquisse un sourire en me souvenant des yeux noisettes de Bill posés sur moi. Je me retourne vers Benjy qui raconte la chute de Jack à Tom, qui vient d'entrer dans la loge. &Jack s'assoit à mes côtés.

- Incorrigible celui-là... Sa prochaine chute sera malencontreusement glissée dans la programme d'une
- émission. Hein ?!
- Tu sais bien que comme par hasard on aura pas nos portables sur nous, ou pas le temps de filmer...
- T'en fais pas pour çà, je me vengerais !
- 0h dis pas çà, c'est encore moi qui vais faire tout le boulot !
- N'importe quoi !
- Si si. Tu verras...
- 0ui mais toi tu seras moins soupçonnée tu vois...


J'éclate de rire et laisse tomber ma tête sur son épaule. Il approche sa main de mon paquet de caramels...



Pt. de vue de Bill :

J`ouvre tranquillement la porte de la loge... qui me semble d'ailleurs bien animée. Je suis immédiatement accueilli par les cris de Jude et Jack. Par les rires de Benjy et Tom. Par les voix calmes et graves de Gustav, Thom et Georg. Une bouffée de bonheur m'envahit instantanément alors que je franchis la porte.

- Jumeau ou pas, tu ne touches PAS !
- Mais Juu... Juste un...
- Mais putain c'est les miens !
- Allez, merde, fais pas ta radine ! T'as vu tout ce qui reste, t'en manges presque pas.
- Je rigolais, alors forcément j'avais du mal à manger...
- Putain ! T'es pas cool.
- Ah non pars pas !
- Bhen si, t'es qu'une égoïste, alors je vais m'acheter des caramels. ET T'EN AURAS PAS.


Elle se lève et l'attrape par le bras.

- Allez boude pas, j'vais partager.
- Ah bhen tu vois !


Je souris. Son c½ur n'est peut-être pas si noir que çà. & me laisse tomber sur le divan rouge. Sors mon portable de ma poche et consulte mes messages. Maman - Andréas - Tom - Papa...

- Aïeeee !
- Tu m'as pris ma place merde.
- Mais putain fous-moi la paix.
- Attends j'étais assise là.
- Tu ne l'es plus.
- 0ui, j`ai bien remarqué que j'étais assise sur tes genoux.
- Pousse-toi Jude.
- Alors fais-moi une place.
- Mais y'a pas de place !
- Serre-toi contre le bord.
- Mais merde quoi.


Je me décale légèrement.

- À quoi çà sert de râler si au final tu le fais ?
- A ce que tu me foutes la paix ! & pis merde, FOUS-MOI LA PAIX.
- 0h bhen alors, ta mère répond pas à ton message, c'est çà ?
- Je t'emmerde, Jude.
- Tant mieux, moi aussi... Mais çà y est ! J'ai compris ! T'as peur que je chante mieux que toi ce soir !
- Dans tes rêves peut-être.
- Si je rêvais de toi... je n'appellerais pas çà un rêve...
- Bon, tu vas la fermer oui ?
- Non.
- JUDE TU M'EMMERDES !
- Alors pourquoi tu restes là ?
- Pour ne pas te satisfaire.


Je ferme les yeux deux secondes. Faire abstraction du monde qui m'entoure. Et plus particulièrement d'elle. Ne surtout pas tomber dans son jeu. Dans son piège. Je me concentre à nouveau sur mon portable. Andréas nous souhaite bonne chance, Maman m'aime, Tom me cherchais... j'entends Jude parler à Jack. Puis je sens la présence de Tom. J'entends Tom parler à Jude. Jude parler de moi... Tom me défendre. Tom rire. Jude aussi... COMMENT PEUT-IL RIRE AVEC ELLE ? Je relève la tête et comprends qu'ils ne rient pas ensemble, mais juste de Georg qui perd à la gamecube. Me voilà qui sombre dans la paranoïa... c'est grave. Bill, le stress te fait penser n'importe comment !

- Bon Jude, t'arrêtes de gesticuler dans tous les sens, tu me fais mal là.
- Je croyais que tu étais sensé m'ignorer, toi !
- De quoi tu parles ?
- Je la connais ta technique.
- C'est parce que c'est la tienne.
- Donc tu avoues t'inspirer de moi.
- N'importe quoi.
- Tu m'admires à ce point ?
- N'importe quoi.
- Je ne me réfère qu'à tes mots.
- Tu t'imagines surtout n'importe quoi, sous prétexte que tu aimerais bien que je t'admire et que je te
- regarde.
- Comme si j'en av...


Un membre de notre STAFF vient juste d'ouvrir la porte, c'est à notre tour. Mon ventre se retourne tandis que je me lève doucement, et que je me sens brutalement tiré vers le bras, Jude.

- Je suis sûre que je serais meilleure que toi !

Je continues ma route en lui glissant un rapide 'dans tes rêves' accompagné d'un grand sourire; accompagné de Tom, Georg et Gustav... C'est sa façon à elle de m'encourager.






++ JE PARS UNE SEMAiNE. J'ESSAiE DE VOUS POSTER UNE SUiTE EN REVENANT. ++

# Posté le mardi 25 mars 2008 15:55

Modifié le dimanche 13 avril 2008 13:55

Meilleurs enemis.

Meilleurs enemis.
Pt. de vue de Bill.


Poussé par les vigiles et les hurlements. Poussé par les accords de Tom et Georg, par les battements de Gustav et de mon c½ur qui s'entremêlent. Poussé par l'amour de la scène, par les défis et les sourires de Jude... je me propulse sur scène. Sous les projecteurs et face à l'amour de ceux qui nous soutiennent... je cours. Ma voix revient dans le creux de ma gorge, brusquement, et je porte le micro à ma bouche. Et laisse couler les flots de paroles et de promesses de mes lèvres. Je me sens transporté par les cris, je me laisse voler au dessus de ce monde à nos pieds. Comme si je ne contrôlais plus rien, les mots coulent de toute mon âme, de tout mon c½ur. Je leur donne mon amour et ma force, je leur offre ma vie, et mon c½ur qui bat si fort pour eux. Et le temps passe, la chanson touche à sa fin; alors je m'approche de Tom et le lien avec le public se fait moins fort, il n'y a plus que nous. Je ne remarque que très tard la voix féminine qui m'accompagne. Jude. Elle sourit. Et la chanson se termine. Sous les cris les fans en fête, et les émotions qui ne tardent pas à nous submerger. Le présentateur arrive, nous parle un peu, on n'écoute pas. On redescend tranquillement dans les coulisses. Des étoiles pleins la tête. & le c½ur qui bat si fort, qu'il menace de sortir de son orifice. Je retiens Tom à l'arrière.

- Pourquoi Jude chantait avec moi ?
- Parce que Thom jouait avec Gus, Benjy jouait avec Georg et Jack jouait avec moi.
- Hein ?
- Tu te fous de ma gueule, t'as pas remarqué la double orchestration ?
- 0h...
- 0uais moi non-plus j'avais pas remarqué, au début.
- Mais t'étais au courant toi ?
- Bien sûr que non.
- Bhen je comprends rien...
- Moi non-plus !


0n rigole et on reprend notre chemin vers la loge. L'adrénaline redescend peu à peu. La boule qui bloquait nos gorges se dissipe. Les tremblements ont cessé. Un sourire sur les lèvres, je me laisse tomber sur le divan.

- AAAAAAAAAAAAAAAïE !
- Putain.
- Tu le fais exprès ou quoi ?
- Je pourrais te poser la même question !
- Tu pourrais regarder où tu t'assois ?
- Bhen nan.
- Bon, tu me fais mal là.
- Alors laisse-moi une place.
- Crève.
- Tu sais, t'es plutôt confortable.
- Je t'emmerde.
- Tant mieux, moi aussi.
- Vas-y dégage Bill !
- Je pourrais dire pareil Jude.
- Bill !
- Jude ?
- T'es exaspérant.
- Je ne fais que reproduire ce que tu fais tout le temps.
- Ah !
- Quoi ?
- Tu avoues t'inspirer de moi alors !
- N'importe quoi !
- Si si, çà fait deux fois aujourd'hui !


C'est assez incroyable la façon dont elle retourne brusquement le débat. Cette façon de reprendre le dessus. Avec toujours cette froideur dans la voix et ce ton cassant. Mais Jude, tu ne gagneras pas, cette fois. Tu ne gagneras plus.

- Décale-toi.
- Tu m'emmerdes !
- Je sais.


Elle se décale, je savoure silencieusement ma victoire. Une des premières. La complicité et les sourires sur scène se sont évaporés, place à notre guerre. Notre jeu, notre amour du défi. Addiction.


Pt. de vue de Jude.

J'ai cédé. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Une défaillance du système nerveux, une erreur de programmation. Ses grands yeux noisettes et ce drôle d'air supérieur à sûrement dû me faire pitié... Mais n'y prend pas goût Bill, n'y prend pas trop goût ! Ce jeu c'est le mien, c'est moi qui en ai astucieusement établit les règles et les limites. C'est moi, Bill, qui vais remporter la partie. Les parties de toute notre vie. &puis j'aime cette arrogance dans sa voix, cette provocation et ce défi entre nous. J'y ai pris goût Bill, j'y ai pris goût. J'ai pris goût à tes regards exaspérés. &pourtant, parfois j'aurais aimé une paix partielle, un peu de temps entre tes bras...


suite


Les minutes passent, le temps défile, nous défit, nous nargue. Un jour il nous tuera lui aussi. Je n'aime pas ne pas pouvoir contrôler, c'est comme l'air que tu ne peux pas attraper... Je ne sais pas comment définir ce sentiment, cette peur de me laisser emporter par les évènements, les choses que je ne peux maitriser. Un peu comme si j'avais voulu arrêter le vent de souffler, je ne peux arrêter les battements de mon c½ur et ma passion pour ce drôle de jeu que l'on mène à deux. Je ne comprends pas vraiment pourquoi je ressens encore ce besoin de lui prouver que je suis plus forte, plus douée, et que je suis la seule à avoir raison. Ce besoin de le contredire, de lui prouver que je n'aurais jamais besoin d'aide. Car il faut le dire, et j'en suis persuadée et intimement effrayée, il a su se frayer un chemin jusqu'au plus profond de mes yeux, là où se cachent les plus aiguës de mes douleurs, les plus infimes des molécules qui constituent mon âme, celles que je cache au plus profond de moi, mes peurs et mon passé. Les abîmes de mon c½ur, que seul Jack, jusqu'à présent pu explorer. & je ne sais comment, Bill dès le premier regard échangé en a découvert l'existence. Je crois que ce jeu, est principalement conçut pour l'empêcher de s'approcher trop près. Pour l'empêcher de savoir, de comprendre. &puis tant qu'à tout s'avouer, autant que je me le dise, j'aime cette complicité des mots, cette recherche du dernier argument. J'observe un instant Bill qui vient de s'endormir à mes côtés. Un petit sourire sur les lèvres. 0h Bill, ne soit pas trop satisfait de cette unique victoire, c'est stupide, j'en ai gagné tant d'autres de combats. Il s'est totalement affalé sur mon épaule, je n'ai rien dit. Je sais ce que c'est que de manquer de sommeil durant une tournée, de souffrir d'insomnies violentes dues à l'excitation des concerts. Je n'ai rien dit, et je crois que cela ne me dérange même pas, cette tête sur mon épaule.

# Posté le vendredi 11 avril 2008 07:14

Modifié le dimanche 18 mai 2008 10:56

Posons les armes.

Posons les armes.
++++++ Pt. de vue de Jack.

+++ Je tourne ma tête vers le divan, à présent silencieux. C'est avec surprise que je retrouve les causes des cris et des disputes intempestives que Tom & moi supportons à chaque fois que nos groupe se retrouvent, dans les bras l'un de l'autre, totalement endormis. Un petit sourire dessiné sur les lèvres de Jude me fait comprendre qu'elle n'a pas réellement conscience des bras dans lesquels elle se trouve. Tom qui a suivit mon regard éclate bruyamment de rire, je le suis rapidement dans son euphorie, malgré mes efforts pour ne pas les réveiller. Ils sont si beaux, blottis ainsi...


++++++ Pt. de vue de Tom.

+++ Mes yeux pleurent et mes joues me brûlent. Ce spectacle en serait presque attendrissant. J'ai toujours dis qu'ils devraient arrêter de se battre, se marier, nous faire deux jumeaux. J`aime pas l'amour. Jude non-plus. Elle me l'a dit. Pourtant, je te jure Jude, vous êtes faits l'un pour l'autre !



++++++ Pt. de vue de Jude.

+++ Il bouge, se redresse, affolé par les rires. Non, ne bouge pas, j'étais bien là, moi. Je resserre mon étreinte et le force à se remettre dans sa position initiale.

- çà y est, tu ne peux plus te passer de moi ?
- oh tais-toi, tu vibres quand tu parles.
- je ne peux plus bouger, plus parler...
- plus râler.
- quoi ?
- arrêtes de râler !
- dis-donc madame le dictateur je suis déjà bien gentil de rester là...
- laisse-moi dormir.


+++ Je me blottis un peu plus dans ses bras et colle mon front à son torse. Il ressert l'étreinte et se rendors...

++++++ * Ellipse *

- putain Bill tu m'écrases.
- c'est toi qui me fais mal là !
- tu te fous de moi ?
- non.
- allez pousse-toi !
- tu disais pas çà tout à l'heure.
- cette fois; je suis réveillée.
- putain mais à quoi tu joues ?
- à rien du tout.
- écoutes Jude, je suis pas un jouet. tu m'aimes ou me déteste, mais tu joues pas avec çà, après je sais
- jamais où me placer.
- et bien suis ton instinct, pauvre con. Et ne me dis pas que ce jeu ne te plait pas.
- il ne me plait plus.
- fallait pas commencer, va falloir finir la partie.
- pourquoi pas maintenant ?
- parce que tu m'écrases et que j'ai absolument aucune envie de devenir ton amie.


+++ Je me mord la langue en voyant sa mine déçue. Je sais qu'il va m'en vouloir. Et j'ai pas envie, mais tant pis. Je ne suis pas du genre à me laisser avoir par les sentiments. Ce n'est pas un jeu Bill, c'est une règle, un pacte à respecter, une ligne du contract marquée en gras : Ne pas s'attacher. Jamais. Tu ne comprendras probablement jamais, mais c'est la base principale de notre relation, celle où se sont édifiés tous les maux et les sentiments, la provocation, le défit, ce que tu appelles jeu est en vérité tout ce qui constitue notre relation, ce qui fait de nous nos meilleurs énemis, mutuels. Non, Bill. Non... ne me regardes pas comme cela, avec cette drôle de moue boudeuse, déçue. Je n'y peux rien, c'est comme ça, et pas autrement...


++++++ Pt. de vue de Bill.

+++ Elle pense, je ne sais pas à quoi, mais elle pense. De ses yeux noirs comme la cendre, elle semble me hurler d'arrêter de la fixer ainsi, je n'arrêterai pas. Jamais. Pas temps que tu ne m'auras pas dis tout ce que tu as sur le coeur Jude. Pas temps que je ne saurais pas à quoi tu penses, lorsque tu penses à moi. Et pas temps que tu ne m'auras pas autorisé à t'aimer en simple ami sans cette provocation et cette guerre perpétuelles dans lesquelles tu m'entraînes chaque seconde. Je n'ai jamais compris notre relation, et pourtant, je ne me suis que d'avantage attachée à elle. Elle me ressemble tellement que parfois dans ses gestes je crois apercevoir mon reflet. 0u bien celui de Tom. Elle me ressemble tellement, et pourtant... Et pourtant on ne pense visiblement pas pareil, comme si une barrière nous empêchait de nous parler comme des gens civilisés, comme si nous étions condamnés à nous disputer sans cesse... comme s'il ne fallait en aucun cas s'attacher. De quoi as-tu peur, Jude ? Si seulement j'osais te poser la question, si seulement je la laissais atteindre le bout de mes lèvres, tout bas, dans un murmure imperceptible, que seul toi entendrait... et je ne le ferai pourtant pas, de peur de la réponse. Je me cantonerai au jeu, Jude, je m'y attacherai tant bien que mal, et essairai d'y trouver ce que je j'attends de toi. Je chercherai une faille dans ton système, une manière de rompre les règles et de m'introduire dans ta vie, en tant qu'ami. En tant que personne civilisée, et que tu aimeras sans avoir à crier. Je m'approche de son oreille, doucement, très doucement et dans un souffle, murmure un simple : 'très bien, Jude, jouons.' Elle tressaille légèrement au contact de l'air au creux de son oreille et me sourit maladroitement. Merci, semble-t-elle me dire...

- mais... pourquoi ?
- un jour peut-être, Bill.
- j'attendrais.
- je n'en doute pas.


+++ Elle me prend la main, dans un sourire. Puis recule de quelques pas, et sors doucement de la pièce, suivie de près par Jack et son paquet de cigarettes. Je me tourne vers Tom qui me sourit avant de me serrer dans ses bras. Que j'aime la chaleur qu'ont ses bras, cette sensation de sécurité, de ne jamais être seul. Mon homologue, mon jumeau, ma moitié, mon sang, tout simplement moi. Peu importe la situation et peu importe l'endroit et le moment, tu es là, toujours, pour moi. La réciprocité est vraie. & jamais on ne s'abandonnera. J'ai tant besoin de ces étreintes douces, qui me font tout oublier, qui réchauffent mon coeur glacé de ne pas savoir comment aimer, qui me font oublier jeu et peines.

- je ne comprendrais jamais cette fille...
- moi-non plus.
- je sais !
- elle t'aime.
- n'importe quoi.
- on verra, Bill, on verra.
- si elle m'aimait elle ne jouerait pas à ce jeu là.
- et toi ?
- je ne l'aime pas.
- pas à moi.
- je sais pas !
- elle a peur d'aimer.
- comme toi.
- oui.


+++ C'est à mon tour de serrer si fort que j'en prendrai sa douleur. Après tout, les filles on en aura jamais besoin. 0u plutôt, pas autant que l'on a besoin l'un de l'autre. 0n se desserre et on rit un peu. 0n attrappe nos manteaux et nos clefs, on réccupère portables et portefeuilles. & on s'en va. Tranquilement, sans se presser, à la recherche de Gustav et Georg qui sont, d'après Tom, sortis il ya environ 2heures. A la recherche de filles pour Georg, j'imagine.

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merdouille, merdouille, je m'excuse mes cheres lectrices, le chapitre est court et en retard. je suis désolée de n'être jamais capable de poster en temps et en heure exactes. néanmoins j'espère qu'il vous plaira autant que les autres =X. laissez-moi vos impressions, vos hypotèses de suite, vos envies, vos idées, vos sentiments... je sais pas moi ! j'attends avec impatience vos réactions. merci de continuer à me suivre.

# Posté le jeudi 15 mai 2008 14:11

Modifié le dimanche 15 juin 2008 06:39