++++++ Pt. de vue de Jack.
+++ Je tourne ma tête vers le divan, à présent silencieux. C'est avec surprise que je retrouve les causes des cris et des disputes intempestives que Tom & moi supportons à chaque fois que nos groupe se retrouvent, dans les bras l'un de l'autre, totalement endormis. Un petit sourire dessiné sur les lèvres de Jude me fait comprendre qu'elle n'a pas réellement conscience des bras dans lesquels elle se trouve. Tom qui a suivit mon regard éclate bruyamment de rire, je le suis rapidement dans son euphorie, malgré mes efforts pour ne pas les réveiller. Ils sont si beaux, blottis ainsi...
++++++ Pt. de vue de Tom.
+++ Mes yeux pleurent et mes joues me brûlent. Ce spectacle en serait presque attendrissant. J'ai toujours dis qu'ils devraient arrêter de se battre, se marier, nous faire deux jumeaux. J`aime pas l'amour. Jude non-plus. Elle me l'a dit. Pourtant, je te jure Jude, vous êtes faits l'un pour l'autre !
++++++ Pt. de vue de Jude.
+++ Il bouge, se redresse, affolé par les rires. Non, ne bouge pas, j'étais bien là, moi. Je resserre mon étreinte et le force à se remettre dans sa position initiale.
- çà y est, tu ne peux plus te passer de moi ?
- oh tais-toi, tu vibres quand tu parles.
- je ne peux plus bouger, plus parler...
- plus râler.
- quoi ?
- arrêtes de râler !
- dis-donc madame le dictateur je suis déjà bien gentil de rester là...
- laisse-moi dormir.
+++ Je me blottis un peu plus dans ses bras et colle mon front à son torse. Il ressert l'étreinte et se rendors...
++++++ * Ellipse *
- putain Bill tu m'écrases.
- c'est toi qui me fais mal là !
- tu te fous de moi ?
- non.
- allez pousse-toi !
- tu disais pas çà tout à l'heure.
- cette fois; je suis réveillée.
- putain mais à quoi tu joues ?
- à rien du tout.
- écoutes Jude, je suis pas un jouet. tu m'aimes ou me déteste, mais tu joues pas avec çà, après je sais
- jamais où me placer.
- et bien suis ton instinct, pauvre con. Et ne me dis pas que ce jeu ne te plait pas.
- il ne me plait plus.
- fallait pas commencer, va falloir finir la partie.
- pourquoi pas maintenant ?
- parce que tu m'écrases et que j'ai absolument aucune envie de devenir ton amie.
+++ Je me mord la langue en voyant sa mine déçue. Je sais qu'il va m'en vouloir. Et j'ai pas envie, mais tant pis. Je ne suis pas du genre à me laisser avoir par les sentiments. Ce n'est pas un jeu Bill, c'est une règle, un pacte à respecter, une ligne du contract marquée en gras : Ne pas s'attacher. Jamais. Tu ne comprendras probablement jamais, mais c'est la base principale de notre relation, celle où se sont édifiés tous les maux et les sentiments, la provocation, le défit, ce que tu appelles jeu est en vérité tout ce qui constitue notre relation, ce qui fait de nous nos meilleurs énemis, mutuels. Non, Bill. Non... ne me regardes pas comme cela, avec cette drôle de moue boudeuse, déçue. Je n'y peux rien, c'est comme ça, et pas autrement...
++++++ Pt. de vue de Bill.
+++ Elle pense, je ne sais pas à quoi, mais elle pense. De ses yeux noirs comme la cendre, elle semble me hurler d'arrêter de la fixer ainsi, je n'arrêterai pas. Jamais. Pas temps que tu ne m'auras pas dis tout ce que tu as sur le coeur Jude. Pas temps que je ne saurais pas à quoi tu penses, lorsque tu penses à moi. Et pas temps que tu ne m'auras pas autorisé à t'aimer en simple ami sans cette provocation et cette guerre perpétuelles dans lesquelles tu m'entraînes chaque seconde. Je n'ai jamais compris notre relation, et pourtant, je ne me suis que d'avantage attachée à elle. Elle me ressemble tellement que parfois dans ses gestes je crois apercevoir mon reflet. 0u bien celui de Tom. Elle me ressemble tellement, et pourtant... Et pourtant on ne pense visiblement pas pareil, comme si une barrière nous empêchait de nous parler comme des gens civilisés, comme si nous étions condamnés à nous disputer sans cesse... comme s'il ne fallait en aucun cas s'attacher. De quoi as-tu peur, Jude ? Si seulement j'osais te poser la question, si seulement je la laissais atteindre le bout de mes lèvres, tout bas, dans un murmure imperceptible, que seul toi entendrait... et je ne le ferai pourtant pas, de peur de la réponse. Je me cantonerai au jeu, Jude, je m'y attacherai tant bien que mal, et essairai d'y trouver ce que je j'attends de toi. Je chercherai une faille dans ton système, une manière de rompre les règles et de m'introduire dans ta vie, en tant qu'ami. En tant que personne civilisée, et que tu aimeras sans avoir à crier. Je m'approche de son oreille, doucement, très doucement et dans un souffle, murmure un simple : 'très bien, Jude, jouons.' Elle tressaille légèrement au contact de l'air au creux de son oreille et me sourit maladroitement. Merci, semble-t-elle me dire...
- mais... pourquoi ?
- un jour peut-être, Bill.
- j'attendrais.
- je n'en doute pas.
+++ Elle me prend la main, dans un sourire. Puis recule de quelques pas, et sors doucement de la pièce, suivie de près par Jack et son paquet de cigarettes. Je me tourne vers Tom qui me sourit avant de me serrer dans ses bras. Que j'aime la chaleur qu'ont ses bras, cette sensation de sécurité, de ne jamais être seul. Mon homologue, mon jumeau, ma moitié, mon sang, tout simplement moi. Peu importe la situation et peu importe l'endroit et le moment, tu es là, toujours, pour moi. La réciprocité est vraie. & jamais on ne s'abandonnera. J'ai tant besoin de ces étreintes douces, qui me font tout oublier, qui réchauffent mon coeur glacé de ne pas savoir comment aimer, qui me font oublier jeu et peines.
- je ne comprendrais jamais cette fille...
- moi-non plus.
- je sais !
- elle t'aime.
- n'importe quoi.
- on verra, Bill, on verra.
- si elle m'aimait elle ne jouerait pas à ce jeu là.
- et toi ?
- je ne l'aime pas.
- pas à moi.
- je sais pas !
- elle a peur d'aimer.
- comme toi.
- oui.
+++ C'est à mon tour de serrer si fort que j'en prendrai sa douleur. Après tout, les filles on en aura jamais besoin. 0u plutôt, pas autant que l'on a besoin l'un de l'autre. 0n se desserre et on rit un peu. 0n attrappe nos manteaux et nos clefs, on réccupère portables et portefeuilles. & on s'en va. Tranquilement, sans se presser, à la recherche de Gustav et Georg qui sont, d'après Tom, sortis il ya environ 2heures. A la recherche de filles pour Georg, j'imagine.
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merdouille, merdouille, je m'excuse mes cheres lectrices, le chapitre est court et en retard. je suis désolée de n'être jamais capable de poster en temps et en heure exactes. néanmoins j'espère qu'il vous plaira autant que les autres =X. laissez-moi vos impressions, vos hypotèses de suite, vos envies, vos idées, vos sentiments... je sais pas moi ! j'attends avec impatience vos réactions. merci de continuer à me suivre.